HISTOIRE DE L'ABBAYE - LES DAMES DE SAINT BENOÎT
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Histoire de l'Abbaye
Le XVIIIe siècle
Les dames de Saint Benoît
La séparation...
Départ des bénédictines
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5. Les dames hospitalières de Saint Benoît

À l’époque napoléonienne, la municipalité réclame des sœurs pour s’occuper de l’hospice.
Mme du Perron accepte avec l’autorisation du cardinal légat Caprara. Elles deviennent
« hospitalières ». Leur travail est bénévole.

À Noël 1804, les bénédictines reprennent leur habit quitté depuis 12 ans. Pour régulariser
leur situation, Mme du Perron rédige les statuts des dames hospitalières de Saint Benoît.
La communauté demande à réintégrer l'Abbaye, en vain. Celle-ci se transforme en théâtre, en
fabrique, puis en hôpital dès 1805. Les sœurs travaillent donc à l'Abbaye le jour et
retournent à la maison de Courcy le soir.

À partir de 1805, l'abbesse accueille 31 moniales venues d'autres congrégations et chassées
de leur couvent. Mme du Perron meurt en 1813 sans avoir eu la consolation de réintégrer
son Abbaye. L'évêque nomme Soeur Louise Françoise Anne Lamy. A cette époque, les
moniales sont donc une congrégation enseignante avec deux pensionnats, et une
congrégation de charité donnant des soins gratuits à l'hôpital situé dans l'Abbaye.

 

6. Retour aux sources

En 1824, les administrateurs de l'hospice proposent à l'abbesse, Mme Lamy, de rendre l'Abbaye aux bénédictines en
échange des bâtiments qu’elles occupent à l'époque. L’acte d’échange est signé le 24 avril 1824. L'Abbaye n’est plus
qu’une ruine où tout est à refaire, il faut célébrer l’office avec un parapluie. Le 27 mai 1825, le marquis de Montmorency et
la duchesse de Richelieu posent la première pierre d’un pensionnat qui s’élèvera à l’est en prolongement de l’aile
abbatiale.

Le 5 juillet 1827, pour adapter les oeuvres telles que le pensionnat et le travail à l'hôpital à l'esprit de Saint Benoît et pour
assurer la stabilité d'un point de vue spirituel, l'évêque d'Evreux approuve la rédaction de nouvelles constitutions.
L'abbesse fatiguée donne sa démission en mars 1836. Elle meurt le 18 mars 1837.

Après 66 ans de labeur le service des bénédictines à l'hospice cesse à la demande de Marie Louise Delvigne (abbesse de
1866 à 1870) au maire de Verneuil. Selon la règle de Saint Benoît, la vocation des religieuses est la prière et la louange
avant tout. Les moniales conservent le pensionnat de jeunes filles et le transfèrent dans l'Abbaye.

En 1870, la guerre éclate et le pensionnat ne peut rouvrir. Les classes sont transformées en logement pour les troupes et
plus tard accueillent les ambulances. Une épidémie de petite vérole emporte la mère abbesse et plusieurs malades. C'est
alors que la prieure consacre l'Abbaye au Sacré Coeur de Jésus. En 1871, l'ambulance est fermée, et le pensionnat rouvre
après Pâques.

En 1888, Anastasie Grandineau, nouvelle abbesse élue, cède aux sœurs de la Providence d'Evreux l'externat et le cours
gratuit. Les sœurs n'ont donc plus d'activité extérieure. Elles ne gardent que le pensionnat de jeunes filles pour subvenir à
leurs besoins. Le 26 juillet 1888, les religieuses adoptent les constitutions et le cérémonial de l'Abbaye bénédictine Sainte
Cécile de Solesmes, avec l'approbation de l'évêque.

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