HISTOIRE DE L'ABBAYE - LE XVIII SIÈCLE
Index de l'article
Histoire de l'Abbaye
Le XVIIIe siècle
Les dames de Saint Benoît
La séparation...
Départ des bénédictines
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3. Le XVIIIe siècle et l'épreuve du Jansénisme

Sous l'influence du Jansénisme, le gouvernement interdit les nouvelles vocations.

L'Abbaye, privée de la dot de nouvelles soeurs traverse une période de difficultés financières.

En 1738, l’évêque annexe à Saint Nicolas l'Abbaye Notre Dame de Pacy, le prieuré du Pont de l’Arche et le prieuré Notre
Dame de Dilection de l’Aigle. Leurs domaines sont vendus.

En 1772, Charlotte d'Hérissy (abbesse de 1753 à 1791) achète les remparts, fossés, buttes et le terrain dénommé « petit
pré » derrière les remparts au bas de la propriété. En 1776, un pensionnat débute dans l'aile est.

4. L'épisode révolutionnaire

Le 13 février 1790, l’Assemblée Nationale déclare que la loi cesse de reconnaître les vœux solennels. En novembre 1790, la
municipalité procède à l’interrogatoire des religieuses, toutes sont fidèles à leurs vœux. Quand au père Charles Gabriel
Leroy, le curé de Notre Dame de Verneuil, il prête serment à la Constitution.

Le 3 février 1791, à la mort de Mme d’Hérissy, alors qu’il est impossible de recourir au roi, la communauté s’adjuge le
droit d’élection. Le 4 février 1791, Mme de Monthiers du Perron est élue sixième abbesse à l’unanimité, choix validé par
Mgr de Narbonne avant son départ en exil. Entourée de prêtres jureurs (i.e. ayant prêté serment à la Constitution), l’Abbaye
est privée des sacrements et de la messe.

Le 2 octobre 1792, la communauté est jetée hors de l'Abbaye. Mme du Perron et ses moniales se répartissent dans
plusieurs maisons de Verneuil. Les pillards dépouillent l'Abbaye et saccagent l’église. Les archives sont brûlées par une
moniale prise de panique. A aucun moment le service religieux ne sera toutefois interrompu.

Le 2 septembre 1793, Mme du Perron est arrêtée, avec ses filles, puis conduite à l'Abbaye Saint Nicolas, devenue une
maison d’arrêt.

En 1794, à la mort de Robespierre, les moniales sont relâchées. Elles sont jetées hors de l'Abbaye mais se regroupent pour
continuer la vie monastique, sans les sacrements, jusqu'en 1795. Fin 1796, Madame du Perron loue la maison de Vieilles.
Puis, la paix rétablie, elle achète la maison de Courcy, bien plus vaste, et ouvre un pensionnat de jeunes filles.

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